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Accueil Les projets Réseau écologique - Interreg IVa (2008-2011)

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INTERREG IV A
« Restauration écologique transfrontalière des fonds de vallées et des zones humides enrésinés »
 
 
Cofinancé par l’Europe, la  Région wallonne et le Ministère du Développement durable et des Infrastructures - Département de l’environnement du Grand-Duché de Luxembourg, ce projet vise avant tout la réouverture des fonds de vallées et zones humides enrésinés afin de rendre à ces milieux, la richesse biologique qui les caractérisent.
L’Ardenne a toujours été une région d’élevage mais l’occupation des terres était autrefois très différente de ce que l’on connaît actuellement. Dans les fonds de vallées, les prairies alluviales humides fertilisées par les crues de la rivière étaient fauchées et le regain pâturé. C’est ainsi que des écosystèmes très particuliers, les prés humides ont pu se développer. Ces milieux exceptionnels constituent un biotope secondaire car ils résultent de l’exploitation humaine Mais en un peu moins d’un siècle, plus des deux tiers de ceux-ci ont disparu : l’abandon progressif de ces modes d’exploitation, le drainage, le remblaiement ou encore l’introduction massive de l’épicéa ont rompu ce fragile équilibre.

   
 
   
                  © F. Degrave, © HFN, © PNDO

Dans les fonds de vallée et les zones humides, une sylviculture résineuse ne constitue pas le choix écologique le plus judicieux. A proximité des berges, l’enracinement traçant des épicéas ne peut limiter l’érosion du sol lors de la montée des eaux en période de crues ou fontes de neige. Les particules non retenues par les racines ou la végétation, peu développée en pessière, se déposent dans le lit des rivières, les colmatent et les asphyxient, altérant ainsi gravières et frayères. En débarrassant peu à peu la vallée de la couverture de résineux qui l’asphyxie, des espaces ouverts où la biodiversité peut s’exprimer sont recréés. Ces éléments d’abord paysagers, forment, de par leur caractère linéaire, des zones de liaison qui permettent aux espèces de se déplacer et aux populations d’échanger leurs gènes. 

                 © PNDO


 Le périmètre du projet

Le périmètre du projet, d’une superficie totale de près de 2000 km2, couvre le territoire de 7 communes wallonnes (Bastogne, Bertogne, Gouvy, Houffalize, La Roche-en-Ardenne, Sainte-Ode et Tenneville) et de 20 communes luxembourgoises (Boulaide, Clervaux, Consthum, Esch-sur-Sûre, Eschweiler, Goesdorf, Heiderscheid, Heinerscheid, Hosingen, Kiischpelt, Lac de la Haute-Sûre, Munshausen, Neunhausen, Rambrouch, Troisvierges, Wahl, Weiswampach, Wiltz, Wincrange et Winseler). La commune de Bastogne, bien que ne faisant pas partie du Parc Naturel des Deux Ourthes est très riche en vallées transfrontalières potentielles et pour cette raison, a été incluse dans le projet.


 

Porteur du projet : Parc Naturel des Deux Ourthes.
Partenaires opérateurs : Réserves Naturelles RNOB , Fondation Hëllef fir d’Natur, Parc Naturel Haute Sûre Forêt d’Anlier.
Partenaires méthodologiques : Administration des Eaux et Forêts, Département de la Nature et des Forêts, Parc Naturel de la Haute-Sûre, Parc Naturel de l’Our, Lëtzebuerger Privatbësch.
Cofinanceurs : L’union Européenne (FEDER), Le Ministère de la Région wallonne, le Ministère du Développement durable et des Infrastructures - Département de l’environnement du Grand-Duché de Luxembourg.
Durée : 3 ans (novembre 2008 à décembre 2011).
Projet inscrit dans la continuité du projet Interreg III Fonds de vallées


 

 

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