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Le paysage audiovisuel, le paysage politique, le paysage sonore, un bureau paysager… Si ce mot fait partie du vocabulaire commun, il est bien souvent, de nos jours, servi à toutes les sauces. Constituant la base du rôle du Parc Naturel en matière d'aménagement du territoire, il paraît donc nécessaire de préciser le sens qui sera donné ici au concept de « paysage ».
Ce terme apparaît à la Renaissance et est utilisé dans le domaine de la peinture (J. Patenier, Bruegel…). A cette époque, le mot « paysage » désigne « ce que l’on voit du pays » ou « ce que l’oeil embrasse d’un seul regard » ; dans tous les cas, l’objet de cette vision concerne alors un site rural et généralement champêtre.

Source : PNDO
Son sens évolue au cours du temps. Désormais, le « paysage » ne se limite plus à une vision de la campagne agricole mais s’étend à l’ensemble des territoires visibles : on parle ainsi de paysage urbain ou périurbain. De même, la qualité esthétique n’est plus requise : les termes « paysage dégradé » ou « faible » sont parfois utilisés.

La Roche - Source : PNDO.
Dans le concept de « paysage » intervient toujours le regard d’un observateur. Sans celui-ci, il n’y a qu’un territoire. La notion de paysage est donc de l’ordre du sensoriel et du subjectif. Il y a autant de paysages qu’il y a d’observateurs : l’agriculteur n’aura pas la même perception d’un lieu que l’entrepreneur en construction immobilière ou le touriste
Le paysage au sens de la Convention européenne
Si le « paysage » trouve son origine étymologique dans une période récente de l’histoire, son existence dans des textes législatifs de référence l’est encore davantage.
Ce n’est, en effet, qu’à partir des années ’70 qu’une attention particulière pour le paysage est progressivement intégrée dans les législations nationales.
Puis en l’an 2000, une convention visant la protection, la gestion et l’aménagement des paysages est signée par 33 états européens (Convention européenne du paysage). La Belgique et le Grand-duché du Luxembourg en font partie. Le 20 décembre 2001, la Région wallonne ratifie ce texte (entrée en vigueur le 1/02/2005), puis le Grand-duché de Luxembourg en été 2006 (entrée en vigueur le 1/01/2007).

Confluence des deux Ourhtes- Source : PNDO.
Cette convention définit le paysage comme « une partie de territoire telle que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l’action de facteurs naturels et/ou humains et de leurs interrelations ». C’est dans ce sens-ci qu’est comprise la notion de « paysage » au sein du PNDO.
Cette définition n’exclut donc aucune partie du territoire, elle englobe autant les paysages pouvant être considérés comme remarquables, que les paysages communs ou dégradés.
Au sens de celle-ci, le paysage actuel est la résultante d’actions passées ou présentes. Sa genèse découle donc d’un long processus évolutif qu’il convient de comprendre afin de mieux anticiper certains changements paysagers à venir
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