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Gestion différenciée

En juin 2019, la nouvelle réglementation relative à l’utilisation des pesticides obligera  notamment les communes, à  passer au ZERO phyto. Cela signifie que peu à peu, désherbants, insecticides, fongicides, anti-limaces, antiparasites et autres, même labélisés « bio », composés de multiples substances chimiques néfastes dans de nombreux domaines, vont peu à peu disparaître du domaine public. Cela signifie aussi que des alternatives vont être adoptées par les communes, suggérées aux privés, pour gérer de manière différente tous les espaces que nous appelons verts.

Ces alternatives sont reprises sous le vocable de « gestion différenciée ».

Le Pôle wallon de Gestion Différenciée la définit ainsi : « La gestion différenciée est une nouvelle approche de la gestion des espaces verts. Plus en phase avec les aspirations actuelles, elle fait le pari d’une gestion plus respectueuse de l’environnement sans perte de qualité. Elle remet en question le tout horticole, sans toutefois le bannir. Le principe est d'appliquer à chaque espace le mode de gestion le plus adapté, tenant compte de son utilisation, sa situation... Pour certains on choisira de maintenir une gestion assez intensive, tandis que pour d'autres, on optera pour une gestion plus extensive. À l'échelle d'une commune, la gestion différenciée permet donc de diversifier les types d'espaces verts, de favoriser la biodiversité et de réduire l'utilisation de produits chimiques ».

Plus respectueux de l’environnement, ce mode de gestion permettra à la nature de s’inviter davantage dans nos espaces bâtis. Chaque espace vert, en fonction de son usage, sera géré de manière « satisfaisante » et la biodiversité y aura une place plus ou moins grande. Afin de passer ce cap un peu « compliqué », le Parc naturel a décidé d’accompagner les communes désireuses de se lancer dans cette démarche.

Quelles sont les alternatives ?

Le choix ne manque pas. Le cahier technique téléchargeable ci-contre est un bon outil à la fois pour les instances publiques et le citoyen. De manière succincte, voici quelques-unes de ces alternatives qui sont à privilégier tant dans les espaces verts que dans les jardins des particuliers :

  • les plantes indigènes : mieux adaptées aux conditions climatiques de la région, elles demandent moins de soins que les plantes horticoles traditionnelles. Elles ne requièrent aucun engrais, ne nécessitent qu’un apport en eau réduit et sont plus résistantes aux maladies. Mais avant tout, elles contribuent à améliorer la biodiversité dans les massifs où elles sont implantées.
  • la tonte différenciée. Il s’agit d’une tonte plus haute et moins fréquente des gazons. Elle permet de diminuer la charge d’entretien mais aussi de réduire l’impact sur la biodiversité. Une coupe minimale à 7 cm de haut garantit un gazon bien fourni, avec peu de pissenlits et pas de mousses. Par fortes chaleurs, il reste vert.
  • la prairie fleurie. Implantée dans de grands espaces habituellement tondus, elle permet de diminuer les entretiens puisqu’elle ne demande qu’une ou deux fauches par an. Un semis en automne ou au printemps sur un terrain nu dans un sol maigre suffit pour sa mise en place. Un sursemis tous les 3 ans permet de maintenir le fleurissement. Elle est une source de nourriture et de refuge pour de nombreux insectes et petits mammifères, également très agréable à observer.
  • la fauche : en place dans des endroits moins fréquentés ou difficiles d’accès, elle présente les mêmes avantages que la prairie fleurie. Sa mise en œuvre est des plus simples puisqu’il suffit de laisser pousser la végétation présente et de la faucher 1 à 2 fois par an. Les fleurs sauvages s’y invitent d’elles-mêmes, surtout si le sol est pauvre en éléments nutritifs !
  • le désherbage alternatif. Ce sont toutes les techniques plus respectueuses de l’environnement et de la santé publique qui permettent de venir à bout des mauvaises herbes sans utilisation de produits chimiques. On peut citer entre autres, le désherbage mécanique qui consiste à arracher la végétation avec des brosses mécaniques ou encore le désherbage thermique qui utilise une source de chaleur (flamme ou vapeur).
  • le paillage. En empêchant l’accès à la lumière, il freine la pousse des adventices et facilite ainsi l’entretien des parterres fleuris. Copeaux de bois issus de la taille des arbustes, toile de chanvre … ces différentes techniques permettent aussi de garder une certaine humidité en réduisant l’évaporation de l’eau et limitent les arrosages.