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Bertogne

La Roche

Houffalize

Tenneville

Gouvy

St Ode
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A l’est, dans un creux de campagne, derrière quelques mottes de terre, éclot l’Ourthe Orientale.
Du sud-ouest, un peu plus affirmée déjà, surgit l’Ourthe Occidentale…Gouvy et Houffalize pour l’une, Sainte-Ode, Bertogne et Tenneville pour l’autre : chacune va suivre son chemin.
A travers champs et marécages, à travers bois et forêts, elles vont battre la campagne, récolter peu à peu les eaux de leurs multiples affluents et creuser leurs belles vallées pour se renforcer l’une l’autre à Engreux, magnifique confluent du Hérou…
C’est là que « l’Ourthe » naît, aux pieds des roches abruptes que patiemment au fil des millénaires, elle-même a sculpté.
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Encore quelques kilomètres à caracoler de ci de là, La Roche-en-Ardenne pointe le bout du nez… l’Ourthe la traverse, de son allure rapide, et quitte le territoire un peu en aval.
Est-il possible de décrire la richesse paysagère qu’elle seule a pu admirer depuis autant d’années ?
Les feuillus mélangés, croissant naturellement sur des abords trop escarpés pour y accéder abritent le blaireau, la martre, le chat sauvage…

Les zones humides, plaines alluviales et marécageuses en bordures plus douces, hébergent la cigogne noire, le martin-pêcheur, les tritons, les multiples libellules …
Et si vraiment le tour se veut être complet, il faut repartir vers le nord, remonter vers les hauteurs du Plateau des Tailles, classé comme le site du Hérou en « Zone de Protection Spéciale ». Il renferme les dernières tourbières d’origines glaciaires et leurs végétaux particuliers.

Ces tourbières voisinent avec de vastes étendues de landes sauvages pareilles à celles où nos ancêtres faisaient paître les moutons. Airelles, myrtilles, callunes ou thym leur donnaient sans aucun doute le goût qui, jusqu’à Paris, en faisait la réputation !
A travers ces 76000 hectares de nature, la multitude de petits villages légués par nos anciens n’en couvre qu’une minime partie. Cependant, leur découverte, au détour des errances ardennaises, renouvelle à chaque fois le charme.
Et chaque hameau, si petit soit-il, recèle encore quelque bâtisse typique - ici un vieux fournil, là une ancienne « bâtir » - témoin de notre passé. |